Cofidis sur sa lancée ?

  • 28 mars 2009

A quand le prochain numéro de l’équipe Cofidis ? Depuis le début de la saison, l’équipe a acquis cinq victoires. Hélas, la formation nordiste a perdu, pour quelques semaines,Rémi Pauriol, vainqueur en 2007 (fracture de la clavicule). Cette absence est une déception pour lui ….et pour l’organisation ! ce dernier ayant prévu de «venir pour gagner». Il faudra certainement compter sur Julien El Fares, vainqueur d’étape sur Tirreno Adriatico, puis leader du classement général, pendant trois jours, sur cette même épreuve, ainsi que sur Jean-Eudes Demaret, qui compte déjà trois victoires… Ils débutent seulement leur seconde saison professionnelle… ce qui est très prometteur.

Nous avons interrogé l’expérimenté Stéphane Augé sur les dispositions à prendre afin de briller sur les routes Vitréennes, vendredi 3 avril.

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«Plus difficile à gagner
qu’une Pro-Tour !»

Stéphane, parles-nous du parcours de La Route Adélie de Vitré.

Un parcours pour hommes forts ! Il faut constamment changer de braquet sur le circuit si on veut bien gérer ses efforts. La côte de la Chesnelière est la plus difficile… on l’a vu ces dernières années, c’est à cet endroit que se fait la différence. Globalement, cette épreuve se court en deux temps, le petit circuit à répéter huit fois dans le final donnant une autre dimension; en effet, l’allure diffère, la tension monte dans le peloton, c’est un vrai final de classique…chacun veut se placer, guetter la bonne attaque…. Il y a aussi la fatigue qui arrive !

Quelle est la meilleure manière de courir pour être devant dans le final ?

Il convient de gérer la course de manière intelligente car le vainqueur de la Route Adélie ne l’est jamais par hasard. Chaque geste compte durant l’épreuve. Il faut être bien placé tout en restant «au chaud» dans le peloton et ne pas gaspiller l’énergie. Les consignes de nos directeurs sportifs sont claires : « être bien placé de bout en bout » .

Toi, qui as gagné au Tour d’Allemagne ou sur les 4 jours de Dunkerque, abordes-tu l’épreuve dans la peau d’un prétendant à la victoire ?

C’est vrai que des victoires comme celle des 4 jours de Dunkerque, l’an passé, me donnent des idées pour la suite de ma carrière…. mais je suis désormais…plus marqué, revers de la médaille! Sur les épreuves françaises, la bataille est constante, Il y a les équipes continentales, d’un bon niveau, qui sont souvent très actives et nous, coureurs d’équipes de niveau Pro-Tour, sommes très surveillés… En fait, sur une course comme la Route Adélie de Vitré, la tactique paie mais surtout ce sont les jambes qui parlent. C’est pourquoi je pense que ce genre de course est plus difficile parfois à gagner qu’une épreuve du calendrier Pro Tour ! On est à bloc de bout en bout.